Fin janvier, un rayon de soleil…

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Et oui ! Les Caraïbes sont de nouveau sous les eaux.
Tout l’an 2017 fut à sec mais avec les fortes pluies de janvier 2018, le niveau de l’eau a enfin monté…
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Nous en sommes donc à la cote des 21 m.
(21 m au-dessus du niveau 0 de l’I.G.N. déterminé dans le vieux port de Marseille).
Alors, 21 m, c’est 6 cm au-dessus du niveau moyen annuel fixé à 20,94 m par arrêté préfectoral… des Landes.
Faut pas oublier que le lac s’étend aussi sur le département de la Gironde et que le préfet de la Gironde n’a que foutre des 20,94 m, surtout quand, l’été venu, il faut sauver les huîtres du Bassin d’Arcachon (en leur envoyant massivement de l’eau du lac via une « écluse » située en zone militaire, écluse mystérieusement actionnée par on ne sait qui…).

S’il pleut abondamment en février et en mars 2018, peut-être que le niveau atteindra les 21,10 m. Dans ce cas, et si les différentes « pelles » de retenue (Navarrosse, Taffargue et Probert) sont manœuvrées à temps et intelligemment, eh bien il sera possible d’envisager d’accoster sur les rives des Caraïbes tout l’été durant.

Et les rives des Caraïbes ont presque retrouvé leur aspect du début de ce XXIème siècle :

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Si le niveau restait ce que l’on voit sur cette photo, ce serait bien pour la saison de navigation 2018. Toute cette zone que l’on voit recouverte par 50 cm d’eau fut asséchée durant l’année 2017 et durant l’été, des  bouquets de molinie commençaient à pousser.

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Autre vue paisible des Caraïbes, du côté où l’on ne va que rarement. On notera la couleur hivernale de la végétation. Ça va reverdir dans peu de temps.
C’est Francis qui a pris ces photos. Il faut du courage pour aller aux Caraïbes par voie terrestre en cette saison.

En attendant, la pluie,
on a fait le plus gros de la toiture du chantier nautique :

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Cette « toiture » a été encastrée dans l’armature de la grande tente. Au prix de multiples découpes dans l’acier et le polyuréthane.
Nous attaquons donc la partie arrière et testons les matériaux de récupération pouvant servir d’étagères.

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C’est un chantier de retraités. Nous vérifions donc sur place la théorie du « salarié qui travaille » (sans occuper un « emploi »).

Le temps de l’ancien temps…

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Ce vieil homme que l’on voit ici encore vivant est l’un des derniers landais ayant connu une époque qui a trouvé son épilogue dans les années 1960/70.

André Faugère était « métayer » sur une ferme agricole de la commune d’Uzeste. Il est décédé en 2016 à l’âge de 98 ans. Lorsqu’il fut admis à l’âge de la retraite, il décida de rester sur les terres qu’il avait mises en valeur au prix d’un dur labeur et d’un gain partagé à moitié avec son « propriétaire ».
Patrick Lavaud est l’ethnographe derrière la caméra. Il recueille ce témoignage émouvant et plein d’enseignements. André parle en occitan (en patois comme il dit lui-même) car son expérience ne peut s’exprimer que dans cette langue du pays. Bien-sûr, pour les francophones que nous sommes, un minimum de traduction accompagne ce récit.

Cette vidéo est mise en ligne par un site occitan ; je ne sais dans quelles conditions commerciales… mais pour un temps limité.
Sachez également que Patrick Lavaud  (de Langon) fait des conférences à partir de cette vidéo.

Pour accéder au site occitan, il vous faudra peut-être copier et coller les références ci-dessous :

http://www.octele.com/video/films/escotar-los-auseths-arribar.html

 

Sous la pluie…

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Le mimosa, importé de l’hémisphère sud vers l’an 1800, continue à vivre selon le rythme des saisons australiennes. En janvier, il se croit en été !

Mais la question du jour est la suivante :

Est-ce que le niveau monte ?

S’il s’agissait du niveau des élèves d’aujourd’hui, on dirait : « C’est la cata, le niveau baisse ! ».  Et comme on dit cela depuis plus de 100 ans, faut voir où l’on en est arrivé…

Mais évidemment, on parlait du niveau du lac !

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Et l’on peut voir que l’eau ne submerge pas encore les pontons comme cela arrive parfois en cette saison. Mais quel est donc le niveau IGN sur l’échelle de Beaurivage ?

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20,97 m,
soit 3 cm de plus que le niveau moyen officiel. C’est bon, mais on dira : « peut mieux faire ».  Avec toute l’eau tombée ces jours derniers, on aurait pu s’attendre à mieux. Pour comprendre ce chiffre relativement faible, il faut se rendre à Biscarrosse, là où tout se joue :

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Le niveau de l’eau dans l’écluse est à 20,88 m, presque 10 cm plus bas qu’à Sanguinet, en tout cas 6 cm plus bas que le niveau officiel. A cette bizarrerie, on peut trouver deux explications :
– soit le lac est en pente,
– soit l’échelle de Biscarrosse a été scellée trop haut.
Ce n’est pas la première fois que l’on note cette chose.
Mais le plus intéressant se trouve sur la vue suivante :

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Voici donc le levier hydraulique qui actionne la « pelle » pivotante. On voit que celle-ci est maintenue au moins 10 cm sous le niveau de l’eau (coté lac de Sanguinet). Si cette pelle était relevée de 10 cm de plus, le lac serait 10 cm plus haut et l’on assurerait une quantité d’eau plus importante en vue de l’été.
Des questions se posent :
– Est-ce trop tôt pour relever la pelle ?
– Si l’on relève le niveau maintenant, ne risque-t-on pas des inondations en cas de pluies imprévues au printemps ?

Donc, on avance avec prudence. Les autorités locales viennent d’apprendre que les directives GEMA (Gestion de l’Eau et des Milieux  Aquatiques) étaient devenues GEMAPI (Gestion de  l’Eau et Milieux Aquatiques et… Prévention des Inondations !). Donc, les Intercommunalités deviennent responsables des inondations. Donc, on y va prudemment sur le niveau du lac. Si le fossé devant la résidence déborde, on va vite porter plainte !

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Aux Oréades, en prévision de la montée du lac, les travaux s’accélèrent, malgré la pluie. Ici, on coule le plancher du futur local d’accueil version 5*.

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La, on coule le béton de la future épicerie entièrement bio. On reconnait la cheminée de l’ancien bureau d’accueil.

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Et là, la fameuse grande salle commune qui pourra être cloisonnée en deux ou en trois.

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Et enfin, le bout de la construction boisée de la cloison du chantier nautique avec ces 80 m d’étagères !
Demain, on attaque la toiture de ces étagères…

 

JANVIER 18 – Bonne année !

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Et voilà, il fallait bien que ça arrive, nous avons changé d’année,
paraît-il…
D’après les configurations des vols de grues qui séjournent sur la région, il paraît que 2018 sera une année de « grande navigation ».
Je laisse à chacun le soin d’interpréter la formule.
En tout cas, pour naviguer, il faut de l’eau. Bien-sûr, le lac est toujours aussi vaste et beau mais, souvenez-vous, le niveau était bas en début de saison et encore plus bas en fin de saison 2017.
Rien de grave, mais il suffit que le niveau descende à la cote 20,50 m (au-dessus du niveau de la mer) pour que les Caraïbes ressemblent au Sahara.
Alors, où en est le niveau en ce vendredi 12 janvier ?

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Le niveau a remonté. Les pluies récentes ont fait leur effet.
Le niveau actuel est donc à 20,85 m. Soit 35 cm de plus qu’en novembre 2016. Mais…
Mais… ce n’est toujours pas suffisant ! Normalement, nous devrions être à 21 m ou même 21,10m (quand les fossés débordent).
Le niveau moyen annuel est fixé à 20,94 m, officiellement. Ce qui signifie que nous sommes en-dessous du niveau moyen au moment où les eaux sont traditionnellement les plus abondantes.
Pas d’affolement, il va pleuvoir au mois de février !

Donc, en attendant les grandes averses qui font déborder les crastes, on continue patiemment les travaux du chantier naval. ↓

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On a avancé à petits pas pour trouver une bonne solution de « cloison-étagères » tout le long du chantier. Quatre niveaux d’étagères sur 18 m de long. Le principe de construction est au point, on va passer à la production en série. Le but serait de voir la fin de ce chantier pour le début février.

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Le toit sera fait avec des plaques métalliques et mousse compressée. Des restes du grand chantier des Oréades.

Car, à l’entrée des Oréades, les chantiers titanesques continuent ! ↓

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Ici, les fondations du futur local d’accueil avec son bassin.

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Et là, surprise, le mur de l’ancien accueil a été explosé pour devenir l’entrée de la nouvelle épicerie haut de gamme ! On voit également la future terrasse du bar estival.

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Et enfin, le gros œuvre de la salle commune est fait ainsi que le bassin de la piscine couverte (que l’on aperçoit en surplomb de la place du village. Tout le reste est en construction métallique et cela devrait aller assez vite.

A bientôt pour d’autres nouvelles hivernales.