Le 31 du mois d’août

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Fallait bien que ce mois d’août finisse afin que l’on visse venir sous l’vent ta nous…

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… Lysa et sa maman qui, ce jour-là, décidèrent de franchir le pas afin de se rendre compte ce que c’était que ce lac de Sanguinet. Grand, petit…? Quand on décide de quitter le Nord de la France pour s’installer à Sanguinet, il est normal de se recomposer son espace géographique personnel.

Autre personne qui, petit à petit, apprend à connaître le lac et le multimono, c’est Simon :

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que l’on voit ici, lors du retour, relax…

Mais ce fut plus compliqué pour aller de l’autre côté, donc face au vent d’Ouest :

TraceAller-31-08-

La trace de ce jour ne rend pas fidèlement compte de la trace réelle. Problème de satellites… Un trajet comme celui-ci, de 16 km, a besoin de 1 500 points de référence. Or, pour des raisons mystérieuses, nous n’avons enregistré que… 84 points, soit un point tous les 200 m (au lieu d’un point tous les 10 m).

Nous sommes bien arrivés sur la plage (déserte) du camping Maguide :

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De ce côté de lac, le profil des fonds est différent de ceux de Sanguinet. On passe de 15 m de profondeur à 0,50m en l’espace de quelques mètres. Le bateau est à l’encre et se place bout au vent.
Et qui aperçoit-on comme autre navire naviguant dans les parages ? Caminar avec Francis. Il assure la permanence des voiles rouges du côté de Biscarrosse.

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Lysa et sa maman font donc la connaissance des rives biscarrossaises. Dans quelques jours, Lysa fera connaissance de son nouveau collège… à Biscarrosse. Et il y a fort à parier, que dans son nouveau collège, au milieu de 600 élèves, elle sera probablement la seule à avoir fait la traversée du lac et qui plus est, à la voile !

Pour le retour :

TracesRetour-31-08-

Grande glissade au grand largue, l’allure reine du vent portant. Une vitesse soutenue, parfois supérieure à 8 nœuds.
Un moment de panique, au départ de la plage de Maguide : Simon rabaisse le safran et plonge à l’eau, par dessus le tableau arrière.  On récupéra notre barreur sain et sauf… mais pas ses lunettes de soleil !
D’où une tentative de récupération :

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Hélas, la présence de bateaux ancrés n’importe comment et n’importe où, nous empêcha de manœuvrer correctement. Donc les lunettes sont à la disposition des poissons !

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Afin de récupérer tout autre marin susceptible de tomber à l’eau, Caminar suivit discrètement la route de Potemkine.
Ainsi s’achève le mois d’août 2017…




 

Expédition de fin août : direction les cocotiers…

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Certains vont dire : « On sait très bien que le lac de Sanguinet bénéficie d’un micro climat, mais tout de même… L’histoire des cocotiers, on n’y croit pas ! »
Et pourtant.
La saison des voyages aux Caraïbes s’achève à l’approche de la rentrée des classes ; les enfants se font rares. Ceux qui restent sont comme Luis et Nina, des habitués de la voile. Ils ne craignent point les longs voyages.
Alors, ce jour-là, le pari était simple : le dernier arrivé sur les berges de la Caravelle, dans la conche d’Ispe, devra s’acquitter du coût des rafraichissements.
Caminar partit à fond la caisse, avec 10 bonnes minutes d’avance. Potemkine, quant à lui, traîne toujours au démarrage. On n’explique pas…

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Claude et Évelyne scrutent l’horizon : les voiles rouges de Caminar sont effectivement loin.  Mireille fait ce qu’elle peut pour garder une allure au prés dynamique… Remonter le retard paraît impossible. Il faut se préparer à l’idée de payer les consos…

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Luis propose de ne consommer que de l’eau. Ça devrait coûter moins cher.

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Difficile d’aller vite. On prend un vent de face de force 3, autrement dit, il faudra tirer des bords jusqu’à l’arrivée… avec Les voiles rouges de Caminar en point de mire et Francis et Jean Michel aux commandes.
L’entrée de la conche d’Ispe est un site difficile à localiser depuis le milieu du lac

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Alors, à 2 km de l’arrivée il est important de faire le point :

Tactique

Caminar est arrivé en vue de l’entrée mais assez loin… Potemkine est en retard mais vise le banc de sable situé au Nord de la conche. Ainsi, Potemkine peut profiter du vent d’Ouest assez puissant alors que Caminar va se retrouver à devoir tirer des bords face à un vent affaibli par les arbres bordant le plan d’eau.
On aperçoit Caminar, face à ce vent léger.

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Et sur sa lancée, Potemkine rejoint quasiment Caminar dans les premières eaux de la conche. Une régate se prépare…

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Potemkine vient croiser la route de Caminar sur son arrière…

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Les deux bateaux ont des bords opposés.
S’applique alors la fameuse règle de priorité : priorité au bateau naviguant tribord amure.

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A l’occasion d’un de ces croisements, Potemkine prend l’avantage, Caminar est contraint de se dérouter un instant.

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C’est donc depuis le rivage que l’on pourra photographier le dernier bord de Caminar qui, à son tour, va donc venir s’échouer au milieu des plantes aquatiques :

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On voit bien que l’équipage est éprouvé par cette régate improvisée…

Coup d’œil sur les traces de cette fin de parcours :

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Mais l’équipage de Caminar, question note de bar, s’en tirera bien : le bar de la Caravelle était fermé !

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Alors, un quart d’heure de pause sous les palmiers…

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Potemkine au milieu des jussies, cette fleur jaune jugée « invasive » par les autorités. Elle fait l’objet d’arrachages systématiques au printemps. Mais on en trouve toujours autant.

D’ailleurs,

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… Claude photographie ces fleurs avant d’en ramener à Pornic.

Et pour le retour, pas de problème…

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Potemkine sortira le grand spi, au vent travers, voire au bon plein.
Sur Potemkine, on choisit un barreur d’expérience :

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Lequel barreur choisit la route la plus rapide mais pas la plus courte.
D’où de grandes manœuvres sur les écoutes de spi :

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Et malgré le spi et la qualité de l’équipage,
Potemkine arrivera bon second derrière Caminar…
Il y a des jours comme ça….




 

Séquence photos

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Le monde des plus de 30 ans connaît presque par cœur son Pin des Landes :

On ne voit en passant par les landes désertes
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eau verte
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc.

Dans les années 1840, Théophile Gautier traverse les Landes et va donc en donner la description que des millions d’écoliers devront « réciter » à leurs maîtres d’école.
Ce poème sera même cité comme preuve de l’existence de la forêt de pins bien avant la fameuse Loi du 19 juin 1857… Argument fallacieux utilisé par les défenseurs (et profiteurs) de la « forêt industrielle » dans le but de banaliser cette aberration écologique que constitue la forêt systématique de pinus pinaster.
Bien-sûr qu’il y avait des pins depuis la nuit des temps dans les Landes, notamment sur les « hauteurs » non recouvertes par les eaux stagnantes hivernales. On appelait ces forêts des Pignadas, c’est là que l’on gemmait les pins avec leur « plaie au flanc ».
Mais, comment est-on passé du « Pin des Landes » au « Pain dans les Landes » ?
Toute une histoire qui commence ce jour où l’on décida de photographier au moins deux multimonos naviguant en escadrille serrée. La version avec trois navires sera tentée… plus tard.
Toute une mise en scène difficile à réaliser.
Photographier un voilier, c’est relativement facile.

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Mais, persuader deux équipages qu’il faudra se suivre bien gentiment sans se dépasser et sans s’aborder, c’est une mission plus compliquée.
Tentons l’expérience :

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Bon début. Potemkine et Caminar remplissent bien le cadre.

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Après le premier virement, la discipline est toujours respectée.
Nous avons deux équipages professionnels.
– Francis, Jacques et Jean Marie sur Caminar avec des familiers des Oréades,
– Claude (l’inventeur du multimono), Évelyne (championne de voile) et Mireille, sans oublier les stagiaires Luis et Nina, sur Potemkine.

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Ah… Bizarre, voici les deux navires qui se font face…

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Mais après quelques demi-tours acrobatiques, l’escadrille se reforme. Et, chacun reconnaîtra qu’elle a de l’allure cette escadrille. Belles voiles sur un fond de ciel légèrement voilé.
Le contrat photographique est presque rempli.
Deux bateaux qui se suivent sur le même bord naviguent comme dans une régate… dans laquelle chacun des bateaux devrait rester à sa place.
Alors, regardons ces itinéraires depuis… l’espace :

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Et l’on voit la trace rouge de Caminar et celle en bleu de Potemkine.
Mais, à se suivre de très près… on passer encore plus près et l’on entend alors un bruit :

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En position 3, Caminar est obligé de virer afin de ne point s’échouer sur le haut fond. Cette manœuvre surprend le barreur de Potemkine qui ne connait pas par cœur la carte du lac. Ce dernier tente alors de virer et de passer à l’intérieur.
Hélas, se produit le « scrountch » entre « l’aile » tribord de Potemkine et l’homologue babord de Caminar.
Mais, les deux bateaux poursuivent leur route comme d’habitude…

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De belles images à mettre en boîte.
Le zodiac de Pierre passe tantôt à babord tantôt à tribord pour trouver le meilleur angle de vue.

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Il manque juste une troisième voile sur Potemkine. Elle sera mise en place plus tard.

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Et il est vrai que, vu ainsi, le multimono a une sacrée allure !

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Et c’est même le plus jeune des embarqués du jour qui tient la barre !

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Et sur Potemkine, Evelyne assure la bonne position au vent légèrement « travers ».

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Et c’est Claude qui se chargera de l’envoi du « gennaker », sorte de petit spi/gennois.
Et cela donne aussi une bonne allure au bateau :

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Pas étonnant que les multimonos de Sanguinet fassent le « spectacle » sur le lac.
Mais,
en y regardant de plus près, mais vraiment très près,…

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… on apercevra les traces du « scrountch » de toute à l’heure…
Il est alors temps d’écrire la version du « Pain des Landes » :

On ne voit naviguant sur ce lac gigantesque,
Vrai Morbihan landais, cerné de sable blanc,
Avec ses voiles rouges et de forme mauresque
Qu’un navire élancé avec son trou au banc.




 

On aperçoit la rentrée… et des brochets

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Tout le monde n’est pas aussi content que Maylis à l’approche de la rentrée des classes. Surtout pas les enseignants à qui on a promis la fin de la « méthode globale »… alors que cette dernière n’a jamais existé et que ce sera toujours le système D qui officiera. « D » comme Démerde-toi avec ce que tu as, c’est-à-dire rien du tout…

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Et sur la rentrée des classes, Michel a toujours un avis même si la dernière qu’il a faite remonte à plus de 20 ans… Du temps où l’on écrivait au porte-plume et à l’encre violette. S’il lit ceci, sûr qu’il va demander la publication sur ce site d’un exemplaire de son écriture magistrale ! Le Blanquer n’a plus qu’à se Planquer !

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Les Caraïbes commencent à se défaire du surplus de bedonnants pétaradants en provenance de Biscarrosse. Ça fait du bien.

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Et dire que dans quelques jours, tous ces gens seront au boulot…

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De quoi en rire à moins que ça ne vous brise le moral.

Quant à eux :

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… ils ont un moral d’enfer. Ils savent lire et écrire depuis longtemps et ils sont prêts pour la 6ème.

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Mamie n’est pas encore franchement rassurée sur la stabilité latérale de l’embarcation, mais enfin, puisque le petit n’a rien remarqué d’anormal….
et que…
à la barre…

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officie, ce jour, Éric, le spécialiste des calculs de distances et de temps entre la terre et les satellites ! Si votre Garmin ne fonctionne pas bien, c’est à lui qu’il faut s’adresser.
Quant à la maman de Arnaud, tout droit venu d’Orléans,… elle se demande ce qu’elle est venue faire là, au milieu de toute cette eau. Dans la Loire, il y en a moins…

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Ce trajet est donc celui d’Éric pour sa première sortie en tant que navigateur autonome. Et il faut le dire, c’est pas mal du tout.
D’autant plus que sur cette carte ne figurent pas les passagers que l’on a perdus en cours de route ni les catas que l’on a coulés.
Bravo pour la performance.

Et le retour ?
Le voici :

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Dans le respect des traditions.
Un décollage en trombe au vent travers suivi d’un long bord, toujours au vent travers. Et il faut s’habituer à cette allure capricieuse et rapide.
D’autant plus que les deux vigies que l’on a placées à l’avant…

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… nous signalent un bateau « pirate » fonçant droit sur nous !
Pas Possible !
Et pourtant,

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… en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Caminar était sur nous et semblait nous dire : « Pas cap que vous nous rattrapiez ! »

Et c’est là qu’Éric lança son fameux virement face au vent avec passage immédiat au vent arrière, comme l’indique le tracé :

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Beau virement, mais, hélas, pour rattraper Caminar…

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… ce fut mission impossible.
Trois voiles dehors, avec Francis en superviseur et à la barre, une championne de voile transatlantique, Évelyne.
Faut pas rêver.
Ce jour-là, on se classa second.

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Allez, la récréation est terminée !




Et pendant ce temps…

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Tels des basques pêchant le thon,
Sébastien et Indah s’installaient au beau milieu de la conche de Sanguinet  et sortirent les moulinets.
Évidemment, depuis les quais, chacun riait :
« Ils sont marrants les touristes cette année, ils se croient plus malins que les autres ! Ils vont même pêcher là où il n’y a aucun poisson ! »
Ce que ne savent pas ces pêcheurs invertébrés, c’est que le multimono agit sur les brochets comme les thoniers agissaient sur les thons, au large de Saint Jean de Luz.
Du temps où il y avait encore des thons.
Les marins pêcheurs de Saint Jean de Luz attrapaient d’abord des anchois qu’ils gardaient vivants dans un bassin installé sur le pont du navire.
Puis, ils les relâchaient tout en manœuvrant lentement. Les thons étaient évidemment attirés par ces anchois et attribuaient leur présence à la coque du bateau qu’ils prenaient pour une mère nourricière bienfaitrice.  Les marins arrêtaient le navire et la distribution. Puis la distribution reprenaient ; les thons se goinfraient de nouveau, toujours aussi reconnaissants envers la « baleine protectrice »…
Enfin, au bout de deux ou trois jours, la distribution s’arrêtait vraiment.
Les thons s’agitaient, nageaient dans tous les sens.
C’est alors que les marins attachaient un anchois à l’hameçon de leurs cannes à pêche rudimentaires, soit un bambou et un fil. Sitôt la ligne jetée, un thon se jetait sur l’anchois et… se retrouvait vivant sur le pont du navire. Un coup de marteau sur la tête et direction la cale glacée.
Ce thon ainsi pêché à la ligne avait vraiment le goût de thon.
Ce mode de pêche a été  supplanté par la pêche au filet ; le poisson meurt noyé sous l’eau. Le goût du thon a disparu en même temps que le thon himself.
Eh bien, le multimono agit de même sur les brochets du lac !
La preuve :

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Et les belles perches se font prendre de la même façon…
avant de terminer dans la casserole où les attend une sauce venue tout droit d’Indonésie !

Perche




 

Vers la fin du mois d’août

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Bien heureusement, nous n’avons pas connu cette année l’épisode des orages d’après 15 août. Le beau temps persiste et même le vent gentil de force 3.

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Alors, on embarque, on embarque. Y compris des jeunes !

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Ce n’est pas tous les jours que l’on peut photographier deux jeunes filles en train de manœuvrer !

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Deux sœurs déjà quelque peu familiarisées avec la voile, du côté de La Rochelle. Maintenant que le siège de la cité charentaise a été levé, la pratique de la voile a pu se développer…

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Mais, il ne faut pas oublier les copains et les copines auxquels on envoie directement des photos prises à l’instant. Qui aurait pu croire à cela 50 ans auparavant…

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On remarquera la prise en main de la barre, le toucher féminin…

Et avec les conseils de Francis, Jacques et Pierre, notre équipage féminin atteindra… l’extrémité du lac !

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Et l’on remarquera que tout cet itinéraire de 15 km s’est fait au vent portant avec les manœuvres particulières propres à ce vent. Une fois arrivé à l’entrée de la conche d’Ispe (en territoire biscarrossois), il a fallu se résigner à rentrer sans aborder au pied du célèbre restaurant dit de la Caravelle.
Le retour s’annonçait hard, face au vent.
Mais, les américains interrompirent la liaison satellite avec Potemkine… Faut-il y voir un sabotage ?

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Bravo les filles. Et promis que la prochaine fois que vous embarquerez, on vous trouvera des gilets à la bonne taille !


Et le conseil du jour :


 

 

A propos du niveau du lac

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Les vues des Caraïbes montrant des plages « asséchées » pourraient laisser croire que le lac se vide…
Et si l’on se réfère aux discussions sur la place du marché, la navigation pourrait s’arrêter faute de lac.
Il ne s’agit que d’un déficit d’une vingtaine de cm.
Comment se règle le niveau de l’eau dans le lac de Sanguinet ?

Il pourrait se régler tout seul puisqu’il communique avec le lac de Parentis. Cette communication se faisait « naturellement » par le biais d’une zone marécageuse située entre les deux lacs. Hélas, en hiver, au moment des fortes pluies venues de l’Atlantique toute proche, le marais (ayant lui aussi tendance à s’engorger) ne pouvait évacuer toute l’eau. Les annales signalent un niveau record de 23,35 m en 1810, soit 2,50 m d’eau dans le bourg de Sanguinet !
C’est alors que fut sérieusement envisagé le creusement et l’entretien d’un canal entre les deux lacs pour favoriser l’écoulement du surplus des eaux hivernales.
La situation était la même entre les lacs girondins et le bassin d’Arcachon. Ces canaux avaient donc surtout une fonction d’évacuation des eaux hivernales. L’usage en tant que voie de navigation était alors secondaire. A ne pas confondre avec les grands projets de « Canal des Landes » conçus sous Colbert à des fins plutôt militaires.

Donc, entre les lacs de Parentis et de Sanguinet, en passant par Biscarrosse, on peut dessiner une coupe des deux lacs qui suivrait approximativement cette direction

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Cela nous donnerait une coupe à l’allure suivante :

coupelac

L’échelle des hauteurs n’est évidemment pas la même que celle des longueurs. On ne voit pas tous les détails.
L’important se situe dans la zone de l’écluse entre les deux lacs.
Qui dit écluse, dit ceci :

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Écluse automatique permettant au « semi-rigide » motorisé de Gérard et Jeanine de passer d’un lac à l’autre en gravissant les 50 cm de niveau qui les séparent.

Et juste à côté de l’écluse, se trouve ceci :

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Soit une « pelle » à relevage hydraulique permettant de retenir toute l’eau du lac de Sanguinet… ou d’en laisser échapper quelques gouttes.

Sur la coupe, on peut résumer les choses ainsi :

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Reste plus qu’à lire les niveaux des deux lacs sur les échelles clouées contre les parois :

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Actuellement, ce 20 août 2017, le lac de Parentis est à la cote 20,00m (soit 20 mètres au-dessus du niveau 0 de la mer mesuré dans le vieux port de Marseille…).
Le lac de Sanguinet est donc 47 cm plus haut, soit à la cote 20,47.
Et… à Sanguinet même, à Beaurivage, le lac est à la cote 20,53 soit 6 cm plus haut qu’à l’écluse. Les mauvaises langues en concluront que le lac est… en pente.

Alors, 20,50 m (faisons la moyenne),
est-ce trop, normal, pas assez ?

Tout dépend des pluies et… des eaux qui sont prélevées.
Et là, on rentre dans un débat qui fait débat.
Il faut savoir que, selon un arrêté préfectoral, le niveau « moyen » du lac de Sanguinet est fixé (un peu au pif) à 20,94 m. Donc, le niveau peut monter au-delà en hiver et descendre en dessous en été.
Pendant l’hiver, « on » peut retenir une quantité d’eau importante en faisant monter le niveau jusqu’à 21,10 m ou même plus, au risque de causer quelque engorgement dans les « crastes » et autres fossés… et donc de faire monter, du même coup, la colère des riverains fraîchement arrivés et qui découvrent la réalité d’une construction en « zone inondable ».

Donc, la manœuvre de la « pelle » sise à côté de l’écluse de Navarosse s’avère déterminante. Relevée trop tôt, elle risque retenir trop d’eau, relevée trop tard, c’est l’effet inverse et… si les pluies s’avèrent anormalement insuffisantes pendant l’hiver, là on va droit vers l’émeute !
C’est cette conjonction malheureuse qui s’est produite durant l’hiver 2016/2017. Pas assez de pluies hivernales…
Nous avons donc commencé l’été 2017 avec le niveau de la fin d’été 2016. Et cet été 2017 ne fut pas pluvieux. Donc, nous avons un niveau d’eau très bas, ce qui provoque l’assèchement superficiel de la plage des Caraïbes :

Loupe2Caraïbes

Phénomène tout à fait naturel et/ou gestion difficile du niveau des eaux ?
De nombreuses questions peuvent voir le jour…
Ces sujets seront abordées dans le chapitre de ce site dédié au Lac.




 

Après la mi-août 2017

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Voilà une question qui se pose souvent dans les têtes de ceux qui naviguent pour la première fois notamment quand le temps est ensoleillé et le vent plutôt doux. C’est que, dans ces conditions exceptionnelles, on s’attend à une navigation horizontale comme on le voit sur les cartes postales… Par temps gris et du vent de force 4 ou 5, on n’a pas le temps de se poser la question que l’on a déjà la réponse !

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La question en question fait bien rire le papy qui est à la barre, voileux aguerri depuis fort longtemps.

Provisoirement, cela fait rire tout le monde…

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Quoique… de temps en temps…

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La question se repose, même dans la tête de mamie qui n’a pas l’expérience de papy.

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Enfin, nous sommes arrivés sains et saufs aux Caraïbes !
Caminar arrive aussi avec Francis à la barre et Jean Marie au poste de la vigie avant, celui qui guette les récifs d’alios.
Et si les récifs d’alios ont épargné le navire, c’est le grand virage face au vent qui s’annonce :

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C’est donc le moment de plonger dans les 200 mm d’eau des Caraïbes.

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C’est du moins le réflexe naturel de tous les enfants. Quant aux adultes, ils s’aventurent parfois jusqu’aux Caraïbes dans une canoë gonflable très coloré… En général, ces téméraires ne retentent jamais l’expérience : faire du canoë gonflable sur le lac, même par vent faible, c’est comme vouloir courir sur une piste de glace…

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Mieux vaut grimper la montagne des Caraïbes pour découvrir l’un des plus beaux panoramas des Landes !

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Même les garçons comme Alix sont impressionnés par cette vue donnant sur le lac.
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Autre découverte importante : sous le sable, à faible profondeur, se trouve une couche de « roche » bizarre, l’alios. Cet alios fut au centre des préoccupations de tous les physiocrates des XVII et XIXème siècles ! Toute une histoire qu’il faut résumer en 5 mn. Bientôt, elle sera détaillée sur ce même site.

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Mais pour l’instant, il faut passer au vent arrière dans l’espoir de rentrer à la maison. Mamie s’accroche désespérément à ses deux plus jeunes héritiers dans l’espoir de les rassurer alors que ces derniers ne voient pas pourquoi il faudrait avoir peur… Ne voit-on pas un autre papy, encore beaucoup plus avancé en âge, se porter lestement sur ces drôles d’ailes afin de tirer sur une ficelle rouge !
Mais voilà-t-il pas que Caminar nous rattrape…

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… Vont-ils doubler Potemkine .
Décidément, on aura tout vu aujourd’hui !
Tiens, on aura vu aussi…

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… un Flying Dutchman, voilier célèbre des années 50/60, beaucoup plus célèbre par son nom romantique que par ses capacités nautiques réelles. Le Flying Dutchman, c’est le Hollandais Volant, le héros du Vaisseau Fantôme de l’opéra de Wagner duquel on peut écouter le célèbre « chœur des marins » :

http://www.deezer.com/fr/track/14929935
(CD 2 – n° 7)

C’est une autre affaire…

Puis d’autres curiosités vont se présenter :

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… ze Flying Frenchman, ça c’est impressionnant.
D’ailleurs, Papy et Mamy ne s’y trompent pas :

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Et pour finir cette belle journée de voile, un peu de cinéma :

Avec ce beau temps qui persistait,
une certaine affluence afflua pour faire du bateau.

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On eut même la surprise de voir arriver Laurent, dans le métier de l’enseignement de la voile depuis… longtemps. Enfin, il fallut appareiller Liku, Potemkine et Caminar pour contenter tout ce monde.

Michel, sur Liku embarqué, en profita pour photographier babord et tribord. C’était aussi le dernier jour de navigation de Fabien… qui devra dès lundi retrouver la conduite du métro parisien. A quand le multimono sur la Seine pour aider à la circulation des écolos parisiens ? Voilà une idée quelle est bonne !

Depuis Liku, Michel eut juste le temps de photographier Potemkine qui croisait à proximité :

Sur Potemkine aussi, ce jour-là, il y avait de la charge. Charge qui ferait couler n’importe quel voilier présent sur le lac mais qui ravit le multimono ! Plus c’est lourd, plus ça avance !

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Voici donc Liku dans ses œuvres. Ce jour-là, en tirant sur l’écoute babord du foc de blanc vêtu, la tourelle s’arracha… Laurent bricola alors une tourelle de fortune. Mais que Sébastien ne s’inquiète pas, on va lui reboulonner la tourelle rostan avec le système « boulon-écrou », le système indéracinable.

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Depuis Potemkine, on perdit de vue Caminar. Caminar avait embarqué des marins ayant dépassé l’âge de faire de l’optimist. Donc, Jacques mit le cap sur la rive d’en face et chacun des participants participa. Il paraît que ce fut fabuleux !

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La tendance féministe de la voile se confirme ! Les jeunes filles sont plus promptes à prendre la barre que les garçons ! Voilà une filière que multimono.com devrait creuser… Là où il y a des filles, les mâles ne tardent pas à rappliquer…

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Pour l’instant, les jeunes mâles s’adonnent à leurs exploits physiques favoris. C’est ainsi…
Mais il est un exercice qui sollicite tout le monde, jeunes et vieux, mâles et femelles,
c’est le virement de bord !
Alors, Parés à virer ?

Alors, les questions fusent : « Mais pourquoi on est obligé de tourner tout le temps ? » ou « Pourquoi faut-il aller de l’autre côté ? », etc.

Une fois le calme revenu,

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… viennent les explications, avec force mouvements de mains…
Probablement qu’il faudra reprendre tout cela au tableau noir…

La navigation sur voilier est le lieu idéal pour tenir conférence.

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On y voit ici, un jeune garçon nous vanter les mérites de la récréation dans le système scolaire français (un des rares au monde à foutre les enfants dehors pendant une demi-heure sans autre motif que de se foutre sur la gueule)…
Mais il y a aussi des conférences sérieuses, notamment…

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… les conférences organisées aux Oréades, avec des dizaines de panneaux d’exposition retraçant la vie de Sanguinet depuis 4 000 ans ! Et comme cette histoire se passe sous l’eau…

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… il faut de préparer à la plongée sous-marine, la vraie, avec masque, palme et bouteille d’air comprimé.
Cette année encore, Guillaume Parpaite, archéologue de haut niveau universitaire est venu aux Oréades pour faire le point sur les recherches. Et, comme il a plusieurs cordes à son arc, il fit une démonstration magistrale de fabrication d’outils tranchants à base de silex, d’os, de bois… Une conférence unique en France voire en Europe. Et tout cela se passe aux Oréades…

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Autre conférencier infatigable, Michel venu du Haut Berry. Capable de vous entretenir pendant des heures aussi bien du bienfait du nœud de chaise que de l’histoire de la sorcellerie dans le Bas Berry entre 1550 et le milieu du XVIème siècle !

D’ailleurs, ces conférences ont un autre avantage…

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… Elles viennent à bout des plus jeunes…

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et même des ados les plus intéressés par le sujet.

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A bientôt pour les aventures de fin août 2017 !

 

 

 




 

De la mi-août 2017

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Ces quinze premiers jours d’août 2017 ont réservé quelques surprises climatiques.
Il y eut en effet des jours un peu gris, des ciels mitigés et…
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des vents ordinaires de force 3, ces vents qui permettent à tout volontaire de s’essayer à la barre afin de comprendre comment avance un voilier.

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Une des premières consignes consiste à suivre un « cap ». Il s’agit d’une consigne qu’il faut appliquer avec pas mal de largesse. Le plus important étant de garder ses voiles bien galbées afin de créer un écoulement dynamique de l’air autour des voiles, écoulement qui génère les forces qui entraînent le bateau vers l’avant. Le « gouvernail » ne servant qu’à maintenir les voiles entre le « trop de vent » et le « pas assez de vent ». Cette maîtrise s’obtient avec beaucoup de temps et de patience.

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On peut commencer jeune et à n’importe quel âge, que l’on soit fille ou garçon. Et les filles sont souvent plus efficaces que les garçons. Une affaire de sensibilité, de délicatesse… On tient la barre du bout des doigts…

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Chez les garçons, on empoigne la barre à deux mains, et on va voir qui est le chef dans cette affaire !

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Parmi les garçons, on rencontre parfois la tendance escaladante. Toujours prêt à grimper en haut du mât !

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Il y a aussi la tendance Manon. Tout en discrétion et surtout ne dites pas que vous m’avez vue  à la barre.
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Et un peu d’équilibre sur les ailes de Potemkine, cela donnera peut-être un peu plus de vitesse.

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Tiens, un curieux bateau nous tient compagnie. Un Tofinou 8, luxueux voilier acajou laqué etc, réplique améliorée des voiliers des années 30, avec des qualités et des manques…
Avec un coût en rapport avec l’épaisseur des vernis.

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Il y a aussi le Tofinou du débutant, le cata. Ici, une concentration de catas. Ils sont quelque peu emmêlés.

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Et les éternels motorisés qui, présentement, se font arrêter par la gendarmerie nationale elle-même embarquée sur le bateau de la police municipale. Question vitesse et non respect de la réglementation « bande de rive », on peut verbaliser à tour de bras. De quoi renflouer tout budget communal !
Mais, évidemment, il faut être muni d’un stylo en état de marche.

Donc, chaque fois que le temps le permit, les voiliers de la Companha ont assuré des allers et retours vers les Caraïbes.

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Si l’on maîtrise bien son voilier, on peut tenir des angles de 45° par rapport au vent de Nord-Ouest. En 5 virements de bords, on accède aux plages d’eau transparente :

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Une large vue sur le lac, depuis la montagne des Caraïbes :

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Les voyageurs de ce mois d’août ont bien apprécié cette balade mythique.

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Et lors des retours, par vent arrière,…

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… lorsqu’on a l’impression qu’il n’y a plus de vent, alors,…

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… chacun s’exerce à la manœuvre. Il faut garder les voiles bien gonflées, du bon côté.

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Évidemment, un expert de la navigation se trouve là, prêt à intervenir si, par hasard, un empannage se présentait sournoisement.

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Donc, la première quinzaine d’août est propice aux vocations.
Les plus motivés viennent s’entraîner le matin, lorsque le vent est plus léger et la circulation moindre…
Ce fut le cas de Simon, qui, après son stage aux Glénans, revint aux fondamentaux de la manœuvre face au vent et vent arrière.

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Et le matin, le vent est souvent à l’Est, de force 3. Donc, s’enchaînent d’emblée des virements par vent arrière ! Des virements lof pour lof comme on disait autrefois. Une manœuvre qu’il faut savoir bien décomposer sur un bateau comme le multimono avec sa longue bôme en alu.

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Un retour au vent de face. On voit que les stages aux Glénans sont efficaces. Simon a su garder des angles de 45° face au vent. Bravo !

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Voilà Potemkine photographié depuis Caminar. Et sur Potemkine, on aperçoit un photographe en train de photographier Caminar !
Hélas, on ne verra pas cette photo… l’appareil n’avait pas de carte mémoire. Une erreur de débutant…

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Il y a du monde sur Caminar. Pierre est à la manœuvre
C’est une journée particulière. Vent d’Est toute la journée !

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Aller aux Caraïbes par vent portant, cela rappelle la navigation du temps de Christophe Colomb.

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Des Christophe Colomb, on en trouva pas mal au cours de ces voyages. Des gens sérieux et attentifs. Faut les féliciter. On a l’impression que les candidats pour la navigation à voile sont de plus en plus attentifs à la navigation écologique. Ils veulent comprendre…
C’est un signe encourageant pour la Companha.

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Les derniers jours de cette première quinzaine d’août ont connu des conditions météo favorables à ce genre de navigation détendue.
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Où l’on vit Caminar doubler Potemkine !

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Par vent de Sud-Est, le retour se pratique au prés bon plein avec une petite incursion dans les eaux gardées par des bouées jaunes.
Et, chaque jour amène son lot de surprises.
Ce jour-là, ce fut la rencontre avec un bateau de…

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… migrants !

 

 




 

Début août 2017

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Les trois premiers jours d’août furent l’occasion de retrouver et le soleil et les navigations de promenade avec un vent raisonnable.

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De quoi rendre optimiste le parisien Fabien, enfin en vacances après une année mouvementée. C’est qu’il s’en est passé des choses à Paris en 2017 !

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Des évènements qui ne troublent guère l’équipier Jean Marie, spécialiste du foc qu’il gère à hauteur des tourelles.

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Et les passagers du jour, en pleine forme eux aussi.
Et, malgré un vent de Ouest-Nord ouest variable en direction…

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… les Caraïbes furent atteintes et la montagne gravie :

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Et les Caraïbes avec aussi peu de monde, un 1er août, c’est une nouveauté !
Avant de rentrer au port,…

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… on fit quelques bords de prés en direction des bouées jaunes. Plus de périmètre de sécurité pendant 15 jours. Il faudra en profiter.
Sur le chemin du retour, dans le rétroviseur…
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… surgit Caminar avec ses trois voiles après un long périple dans le « périmètre » des bouées jaunes.

Et voilà qu’une autre surprise nous attendait en ce début d’août : nous avons trouvé une jeune fille qui peut se passer de son aïefone durant tout un après-midi, le temps d’une balade sur le lac !

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Et oui, les « jeunes » sont les grands absents de la navigation à voile. A ceci deux explications possibles : soit, ils ont fait de la voile sur optimist au mois de janvier et en sont dégoutés pour le restant de leur vie, soit, ils ont adhéré à « notre prrrooojjjêêêt » et en sont restés sur le cul en attendant le prochain message jupitérien…
Soit, les deux raisons se cumulent et alors là, c’est grave.
En tout cas, Julie vient de temps en temps sur le bateau, c’est donc une apparition encourageante.
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Ces derniers temps, à l’exception des ados, sont présents les très très jeunes, quelques enfants d’âge scolaire, les jeunes parents et les…

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… grands parents.
C’est bien souvent une affaire de famille. Évidemment, c’est pour faire plaisir aux petits enfants que l’on vient faire de la voile. C’est du moins, l’argument officiel.
En fait, l’éducation des petits enfants, c’est l’argument pédagogique avancé pour masquer une curiosité personnelle (tout à fait naturelle).
Tout cela est fort sympathique tant que le vent reste à proximité de la force 3. Au-delà de force 3, les traits du visage se crispent un peu, chez mamie alors que les enfants s’en moquent royalement.
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Le multimono est à la fête lorsqu’il embarque ainsi toutes les tranches d’âge, de la crèche à la maison de retraite.  Et par petit temps, malgré la « charge », l’embarcation peut tenir tête à tout autre concurrent beaucoup moins lesté !

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Une escale aux Caraïbes.
Les migrants journaliers, gras et pétaradants, venus de Biscarrosse, n’encombrent pas encore le paysage. C’est bon signe.
Le niveau des eaux est certes bas mais semble se stabiliser. Julie apprécie avec ses yeux. Elle n’a pas besoin du aïefone pour graver l’image dans sa mémoire.
Une vraie rebelle…

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D’ailleurs, au cours de la deuxième partie de navigation, c’est elle qui confisquera la barre à Jean Michel, et avec brio.
Certes, le vent n’était pas violent, la preuve, les chapeaux tiennent encore sur les têtes. Au-delà de 10 nœuds de vent, il en serait autrement.

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Et il faut reconnaître que les toute jeunes filles sont les plus attentives et les plus sages sur le bateau. Du côté des mâles, c’est parfois différent…

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Sur Caminar, ce jour-là, les mamies, les mamans et les enfants étaient tout aussi présents. Et c’est même mamie qui manipule la tablette tandis que papi s’accroche là où il peut. La génération des trentenaires est au rappel !

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Et à la barre !
Ah… c’est un peu plus compliqué que la conduite du vélo-vap ou du solex ! (car nous avons là à faire avec un spécialiste mondial du solex, qu’on se le dise !)
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Et là, s’essayant à la barre, la collaboratrice de l’entreprise de sauvegarde du solex.
Ceux qui ont un vélo-solex dans leur grenier peuvent se faire connaître.
Et, heureusement,
heureusement…

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… qu’il y avait un vrai marin pour ramener tout le monde à bon port.

Pour Supplément :
Ce jour-là, Potemkine fut photographié par un espion anonyme prénommé Michel :

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Et tout cela se passait après la séance des bains dans les eaux translucides et chaudes des Caraïbes.
Les Caraïbes commencent à se « privatiser » avec force parasols et autres campements sauvages à résidus multiples.  03-08-09 copie

Le panorama qui s’offre du haut de la colline est encore « naturel »…

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… et mérite bien des explications portant notamment sur les origines du bas niveau des eaux estivales.

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L’embarquement pour le retour pose évidemment des problèmes : où a-t-on mis les chaussures, ma serviette est mouillée, est-ce qu’il y a quelque chose à manger ?…

La deuxième semaine d’août s’annonce plus mouillée et venteuse…

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Serait-ce le temps des kways qui revient…

A suivre…